Je bouquine

Le cirque des rêves

Imaginer… pour sa troisième édition le #clublectureMS s’est accordé avec l’ambiance magique du mois de décembre. Le Cirque des rêves d’Erin Morgenstern est une déambulation onirique :

Ils lui racontent des histoires à propos du cirque et des rêveurs, lui expliquent qu’il existe une sorte de réseau qui suit le cirque à la trace, prévenant les autres rêveurs afin qu’ils puissent se rendre d’un lieu à l’autre.

En ferez-vous parti ?

Marco et Celia, deux prodiges de la magie, sont entrainés depuis leur enfance par leur mentor respectif en vue d’un défi final dont ils ignorent tout : règles du jeu, adversaire, dénouement. Leur terrain de jeu : un cirque itinérant plein de surprises et d’enchantements.

Le roman est construit sur un modèle circassien, et il décrit parfaitement ce microcosme. En effet, tout au long de ma lecture j’ai eu la sensation de me balader dans les allées d’un cirque, au détour des différents chapiteaux qui le composent. Ces derniers, évoquent chacun un petit monde de magie illustré par un personnage (illusionniste, contorsionniste, diseuse de bonne aventure). Si bien que le défi entre Marco et Celia, bien qu’au coeur du sujet, est souvent éclipsé par des histoires environnantes. Les relations entre les personnages sont à la fois profondes et subtiles, et seul un lecteur attentif, sensible et rêveur les perçoit. Le roman a cette force de vous faire entrer (ou non) dans la communauté qu’il crée. Le lecteur est d’ailleurs représenté par Bailey, un jeune homme extérieur au cirque qui parvient à le capter et à l’intégrer. La perception est la clé de l’histoire.
Le mouvement est également une caractéristique forte qui se dégage du roman. Les chapitres sont intercalés par des descriptions d’attractions ou de numéros de cirque. Le lecteur est propulsé dans le roman, si bien qu’il est invité par un « tu » très amical à se déplacer et à regarder de ses propres yeux. Erin Morgenstern tente – par magie – d’effacer la frontière entre réel et fiction.

Je n’ai ni été passionnée, ni lassée. J’ai trouvé la lecture belle, parfois envoutante, parfois un peu lente. Cette course à la magie, et à la grandeur m’a évoqué le film Le prestige de Christopher Nolan sorti en 2006 et adapté du roman de Christopher Priest (que je n’ai pas lu). Par contre ici, l’action laisse clairement place aux songes, aux images merveilleuses.
Merci Victoria pour cette découverte, bien que frileuse au départ (je ne suis pas très attachée au monde du cirque), je me suis laissée surprendre sur tes conseils ;). Plus que quelques jours avant la prochaine édition du club !

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1 Comment

  • Reply Mathilde 29 décembre 2015 at 20 h 46 min

    Moi aussi j’ai adoré cette ambiance, même si au départ j’étais un peu récalcitrante, l’univers du cirque me faisait un peu peur avec cette histoire d’amour, mais pas du tout ! Par contre j’ai eu un peu de mal à suivre avec ces voyages dans le temps.
    Hâte de découvrir le livre vainqueur pour ce mois de janvier.

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