Je bouquine

Le diable sur les épaules

Le #clublectureMS termine sa seconde édition ! C’est dans ce cadre que j’ai découvert Le Diable sur les épaules de Christian Carayon : un polar historique qui prend place dans la région du Tarn au début des années 1920.

Alors que la mort de Louis Bascoul passe inaperçu au village de La Vitarelle, Camille, la jeune institutrice fraîchement débarquée, soupçonne le pire. En effet, le diable rode dans le village et il ne tarde pas à frapper à nouveau. Elle convoque alors son vieil ami Martial, un criminologue averti, pour enquêter sur le phénomène de meurtre qui sévit.

L’intrigue est alléchante, d’autant plus qu’elle se déroule dans la région Midi-Pyrénées. Toulouse est évoquée à plusieurs reprise, le quartier Saint Cyprien en particulier. J’y vis, et quel bonheur de pouvoir imaginer le récit se jouer dans les lieux ! A ce propos, le roman m’a posé un problème majeur : je me suis sentie ancrée spatio mais pas temporellement. Je m’explique. J’ai trouvé les descriptions complètes et fidèles. Le lecteur est vraiment plongé dans la campagne tarnaise. Les personnages sont authentiques, les dialogues reflètent véritablement leur personnalité et leurs moeurs. Les lieux sont décrits avec minutie, qu’il s’agisse du village, de ses alentours ou de Toulouse. Cependant j’ai eu beaucoup de mal à me sentir dans les années 1920. Mise à part les références à la première guerre mondiale, aucun élément, par exemple vestimentaire, ne vient étayer la description. J’ai regretté cet aspect là ou je ne suis pas rentrée dedans.

Au sujet du déroulé de l’histoire, j’essuie également une petite déception. Le personnage que j’ai suspecté dès les premiers chapitres s’est bien avéré être le coupable.. – petite fierté personnelle tout de même – . Du coup j’ai trouvé l’enquête moins passionnante et j’ai peiné à avancer. Disons que le suspense n’était plus au rendez-vous.

A souligner cependant que le style de l’auteur est riche et fluide : je me suis rapidement imprégnée de son écriture.

Pour cette seconde sélection du club de lecture, je ressors moins enthousiaste. Même si j’ai passé un bon moment avec Le Diable sur les épaules, je crois que je possédais un peu trop d’attente. La troisième édition débute mardi autour du thème de « l’imaginaire »… et je suis contente de virer de genre !

Previous Post Next Post

You Might Also Like

1 Comment

  • Reply Sandy 29 novembre 2015 at 20 h 07 min

    Coucou!
    En lisant ton avis je me rends compte que t’as carrément raison à propos du manque de description temporelle! C’est vrai qu’on se retrouve très bien physiquement dans le village mais, puisque tu évoques les vêtements, pas une seule fois en lisant j’imaginais les personnages avec des habits de l’époque, je viens de le réaliser.
    Sinon moi pour le coupable j’avais un doute au début, mais je me disais que si c’était lui ça serait décevant car limite trop prévisible (je trouve)… Au final l’auteur a su me faire soupçonner presque tout le monde dans le village lol et j’ai trouvé que les derniers rebondissements étaient très bien menés, du coup j’suis même pas déçue!

  • Leave a Reply