Je bouquine

Le prédicateur & Le Tailleur de pierre

C’est un double avis que je m’apprête à vous livrer. En octobre dernier, j’ai découvert La princesse des glaces de Camilla Läckberg (mon avis ici). Complètement envoûtée par son style, j’ai décidé de poursuivre la saga avec Le prédicateur (2004) & Le Tailleur de pierre (2005), respectivement, tomes 2 et 3 des aventures d’Erica Falk et de Patrick Hedström.

LE PREDICATEUR

L’histoire : Le corps mutilé d’une jeune fille est découvert près des rochers de Fjällbacka. Alors qu’Erica est enceinte jusqu’au dent, Patrick est choisi pour mener l’enquête. Cette dernière prend une ampleur grandissante quand il découvre qu’elle est liée à une série de meurtre vieille de 30 ans.

Mes impressions : Comme pour le premier tome, j’ai véritablement été tenue en haleine. La mise en écriture de l’enquête est parfaitement rodée : les parties jonglent d’un personnage à l’autre, si bien qu’il est difficile de stopper la lecture tant on est pressé de découvrir la suite. Petite nouveauté : le roman navigue également entre passé et présent. Entre cela, Camilla a une façon particulière de dévoiler les informations qui nourrissent le suspense : elle favorise tantôt le lecteur, tantôt les personnages. J’ai donc revêtu ma casquette d’enquêtrice, au même titre que Patrick Hedström. Le roman crée alors un lien étroit entre le lecteur et les personnages.
Plus sombre, plus franche, cette enquête m’a laissé un froid dans le dos impérissable. Les personnages sont plus noirs, plus secrets… et plus nombreux. L’équipe de police mené par Patrick est complète et réaliste : bien que leader il n’est plus ce héros chevauchant (cheveux aux vents) seul contre tous. Erica est quant à elle, plus en retrait. Enceinte, avachie par la chaleur, et harcelée par des cousins lointains venus profiter de sa propriété en bord de mer, ses rares apparitions détournent le lecteur de l’enquête. Ces petites pauses, souvent légères comparées au sujet du roman, sont une bouffée d’air frais. Enfin, les suspects sont multiples mais réduits à une seule famille.
Le dénouement m’a scotché, horrifié, voir dégoûté. Des questions, des réflexions, autour de la croyance, de l’éducation, de la manipulation mentale, se sont greffées à ma lecture à la découverte du coupable. J’ai trouvé enrichissant de suivre une enquête « simplement » et de voir débarquer une foule de questionnement à la toute fin. Ce deuxième tome est tellement plus approfondie, plus riche que le premier, que je n’ai pas pu m’empêcher d’enchainer immédiatement avec le troisième !

le-tailleur-de-pierre

LE TAILLEUR DE PIERRE

L’histoire : Un marin-pêcheur recueille dans ses filets le corps d’une petite fille : il s’agit de l’enfant de la nouvelle amie d’Erica. Alors que tout porte à croire qu’il s’agit d’un accident, le laboratoire médico-légal découvre que l’eau retrouvé dans les poumons de la victime est en fait de l’eau savonneuse.

Mes impressions : Fjällbacka est décidément une ville mouvementée (et dangereuse ?) ! Les homicides s’y enchainent vitesse grand V, à tel point qu’il est judicieux de se demander si cette situation pourrait être réaliste. Je pense que non. Mais je pense aussi que ce n’est pas la préoccupation première de Camilla Läckberg. Elle explore ses personnages, des questions de société, les vices de l’âme humaine. Fjällbacka (où elle est née) est simplement le théâtre malencontreux de ses événements. Abstraction faite, voici mon avis.
Le roman est construit sur les mêmes procédés narratifs et les mêmes schémas que Le prédicateur. On sent que l’auteure a vraiment trouvé/imposé son style. Le roman nous transporte à travers deux histoires différentes (époques, contextes, événements). J’ai cherché jusqu’au bout le lien qui les reliait. Il s’agit du fil conducteur du roman. Passionnant, dévorant.
L’intrigue est excellente. Patrick est une fois de plus mobilisé sur l’enquête, Erica retrouve une place un peu plus conséquente dans l’intrigue. Le meurtre de la fillette cache des secrets terrifiants. Tout le monde est suspect : famille, proches, voisins, villageois. Feu les apparences ! La noirceur qui s’est dégagée du roman m’a fasciné. J’ai du mal à expliquer pourquoi ces enquêtes, sordides, me captivent autant. Imaginer le pire relève de l’hyperanxiété, le lire une forme de thérapie ? Quoi qu’il en soit, mon admiration pour Camilla Läckberg ne cesse d’aller crescendo au fur et à mesure de mes lectures. Et je trépigne d’impatience en pensant au tome 4, L’oiseau de mauvais augure !

A noter : les romans peuvent se lire indépendamment les uns des autres.

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1 Comment

  • Reply Lisa le PIngouin 4 mars 2016 at 11 h 26 min

    Je suis fan de läckberg j’ai lu tous ses romans, plusieurs fois ^^ Les romans peuvent se lire indépendamment des autres, mais je trouve ça plus sympa de les lire dans l’ordre 🙂 J’avais fait un article vraiment très long sur tous ses romans ^^ http://petitpingouinvert.com/2015/10/20/la-saga-de-camilla-lackberg/

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