Je bouquine

Loin de la foule déchaînée

La rentrée du #clublectureMS s’est faite au rythme de la rentrée scolaire : nous avons attaqué cette nouvelle année avec un classique, comme il se doit ! Cap sur la littérature britannique du XIX ème siècle, avec Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy.

L’histoire : Jeune femme d’une grande beauté et au caractère impétueux, Batsheba Everdene hérite à vingt ans d’un beau domaine, qu’elle dirige seule. Quand un incendie se déclare dans sa propriété, un ancien soupirant ayant connu des revers de fortune, Gabriel Oak, apporte une aide précieuse pour sauver ses récoltes. Elle lui procure un emploi parmi ses gens, mais devient l’élue de deux autres prétendants, bien décidés à obtenir sa main. Oak s’avérera quant à lui d’une étonnante fidélité.

Mes impressions : En découvrant le thème de ce mois de septembre, j’étais un peu effrayée. Ma seule expérience avec la littérature victorienne s’est soldée par un échec : je n’ai (malheureusement) jamais réussi à terminer Orgueils et Préjugés de Jane Austin. Thomas Hardy s’inscrivant dans la même lignée, j’ai débuté la lecture avec appréhension mais aussi défi.

Mon premier constat a été plutôt positif : je m’attendais à être d’avantage gênée par le style classique que j’ai, d’habitude, du mal à assimiler. Or j’ai trouvé le texte magnifique, poétique et romantique. Ma lecture s’est avérée étonnamment fluide et agréable.
L’héroïne, Bathsheba Everdene est d’une modernité incroyable. Elle est indépendante, dirige son domaine d’une main de fer mais aussi sa douceur et sa naïveté transparaître. Elle est féministe, et c’est ce qui fait tout l’intérêt du livre (à mes yeux). Elle porte véritablement l’histoire.
Autour d’elle, gravite le monde, et surtout les prétendants : c’est l’amour qui tient le lecteur en haleine tout au long du roman. Je ne suis pas vraiment rentrée dans l’histoire. Je ne parviens pas à me faire aux moeurs et coutumes de l’époque. Tout est dans la suggestion, les manières, une politesse exagérée, les non-dits… si bien que malgré les qualités de Bathsheba, je n’ai pas été passionnée par le roman. Je crois que ce sont exactement les mêmes points qui m’ont fait défauts pour Orgueils et Préjugés.

Je ne suis pas déçue, j’ai simplement un manque d’intérêt pour ce type de roman. Je suis par contre satisfaite d’avoir retenté ma chance avec ce style, peut-être une prochaine fois ou sous une autre forme ? En juin 2015, Thomas Vinterberg présentait une adaptation cinématographique du roman avec Carey Mulligan. A première vue, je trouve le casting épatant et hyper crédible, j’ai quand même hâte de découvrir l’histoire sous une forme différente…

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